Les gorges de la Bourne à pied

 

Un rêve de toujours, un tout petit qui tiraille ma conscience en ce jour d’automne du mois de Novembre 2014 … prendre le temps de se promener dans les Hautes Gorges de la Bourne, où il est malheureusement très difficile de s’arrêter du fait de l’exiguïté des lieux mais aussi de la circulation, puisque c’est l ‘un des axes pour passer d’Isère en Drôme lorsqu’on est sur le plateau.

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Très peu de lumière au sein des gorges, mais ce manque est largement compensé par la parure chatoyante des arbres, ici des hêtres et des bouleaux.

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Les feuilles mortes tombent en tourbillonnant et  le paysage n’en est que plus vertigineux.

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La Bourne coule en contrebas et le fracas de l’eau sur les rochers est amplifié par les falaises situées de part et d’autres. Ajoutons à cela le manque de lumière et au bout de 10 minutes, on se sent réellement hors du temps

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On se sent même parfois surveillé, tant les arbres, âgés, on pris des formes humaines. Celui ci ressemble à un vieux borgne cherchant ses compères du Seigneur des Anneaux.14_10_Vercors_3415web

 

Un autre lui indique la direction.

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De partout, le minéral et le végétal sont étroitement imbriqués, et cela depuis des millénaires, rendant les lieux totalement déroutants.

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Sur les berges de la Bourne, la mousse est reine, et le terrain est difficilement praticable avec du matériel photo fragile et lourd.

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Ah ! un être vivant, un moucheron est agrippé à une soie, un peu comme Tancrède sur sa Slack line…

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Une Herbe à Robert ( je salue au passage Papou!) qui n ‘est rien d’autre qu ‘un petit Géranium sauvage, a résisté à l’été et entend bien se la couler douce le plus longtemps possible (cela n ‘est pas tout à fait Papou par contre  ;o) …

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Le bruit de l’eau amplifié par la résonance sur les rochers ne rend pas la tâche aisée pour repérer les cincles plongeurs au cri …. néanmoins, l’un deux me fit la grâce d’une visite. Intimement lié aux torrents et rivières de montagne, ce passereau est le seul capable de marcher sous l’eau en remontant le courant, pour attraper notamment les larves de phrygane ou porte-bois et les manger .

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Le voici d’un peu plus près reconnaissable à son plastron blanc et sa queue relevée. La photo présentée ici a été prise au printemps mais est utilisée pour l’exemple.

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La tempête arrive, la nuit aussi et les feuilles en tombant me signalent qu ‘il est temps de quitter les lieux.

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Merci de m ‘avoir suivi pour cette belle journée d’automne et attardez votre regard sur ces magnifiques gorges lorsque vous les traverserez en voiture . Géraldine

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One Comment

  1. Seb 9 décembre 2014 at 8 h 21 min #

    Excellent, la dernière avec les feuilles tombantes…
    Seb

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